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Dimanche 05 Février 2012 | 21h48
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Globalement RH

Cette rubrique est notre "tchat", notre carrefour de réflexion et d'échange sur les problématiques RH. Pour Kreno Consulting et pour nos consultants, c'est la partie visible de l'iceberg, notre laboratoire de R et D... Mais, plus que jamais, nous souhaitons vous associer. Les articles de fond que vous nous ferez parvenir et qui seront signés de votre plume mériteront d'y être publiés
Lundi 02 Février 2009

Du Bilan de Compétences à l’Accompagnement de Développement professionnel

    

Le recours au Bilan de Compétences dans le processus de gestion des Ressources Humaines peut être contesté, attaqué ou approuvé. Dans tous les cas, il suscite une interrogation quant à sa validité et, partant de là, son efficacité opérationnelle parfois difficilement mesurable dans l’immédiateté du court terme

Qu’est-ce au fond qu’un Bilan de compétences ?
Un Bilan de Compétences, c’est un prélèvement d'informations «impactantes » entraînant une action sur soi-même par l’analyse en présence d’un tiers.

Dans la démarche et la pratique d’un bilan de compétences, l’approche est centrée sur la personne dans sa « singularité », dans une relation interactive d’aide et d’orientation.

Outre l’utilisation de méthodes, d’outils rigoureux et éprouvés comme préalable incontournable, deux conditions sont nécessaires pour en optimiser les résultats :
 

  • La réflexion « active » d’un sujet sur lui-même liée à la reconnaissance et au soutien de sa demande par sa hiérarchie, les Ressources humaines
  • Le rôle de miroir d’un Consultant témoin puis conseiller,


La perception qu’un individu a de l’environnement est déterminante dans son positionnement et sa motivation professionnelle. Cette perception est, aujourd’hui inévitablement en mesure d’effriter progressivement la force d’engagement et d’implication des salariés.

Les ressorts de la confiance sont étroitement liés à la confiance que l’individu met en lui-même et à l’Image de Soi. Cette dernière a un rôle primordial dans la motivation et dans la conduite des responsabilités.

Le meilleur mécanisme de régulation de la performance est de permettre au salarié de mobiliser et d’organiser ses compétences, de développer un sentiment d’efficience personnelle qui influence le choix de ses objectifs et de ses actions.
Ce sentiment d’efficience personnelle est étroitement lié à la mise en lumière et l’analyse d’expériences maîtrisées et réussies.

Ainsi, face à la notion de Bilan qui pourrait avoir une connotation négative de « passif », on privilégiera plutôt la notion d’accompagnement individuel de développement qui met davantage au centre de sa démarche le travail de l’image de soi au travers des expériences professionnelles et personnelles concrètes comme levier indispensable au développement d’une attitude positive.

Le tout, on le sait, n’est pas toujours la somme des parties. De fait la valeur ajoutée d’un  individu est sensible à des éléments parfois peu repérables objectivement et quantitativement. Il convient, dans le cadre de l’ADP d’en éclairer les zones d’ombres et d’en tamiser les excès, de relancer, dans un environnement  ponctuellement moins évolutif, ses ressources et ses motivations intrinsèques, de renforcer le lien avec l’entreprise, de relancer l’énergie, l’inventivité et, plus prosaïquement, la capacité de bravoure et de courage.


Face à une situation économique et sociale « attentiste », il est essentiel de faciliter chez l’individu l’exploitation de ressources inconnues ou insuffisamment utilisées, de favoriser une attitude d’ouverture et de réceptivité génératrice de créativité évitant le repli sur soi, la fermeture et la morosité.

Le processus le plus  adapté à cette ouverture sera donc celui de l'analyse des compétences et non plus de leur évaluation, au sein d’une démarche d’accompagnement davantage que de Bilan. Ainsi ce nouveau dispositif  n'induira plus seulement une observation extérieure sorte d’  « état des lieux » passif à valeur positive ou négative  mais produira sans doute une nouvelle compétence : savoir s’analyser au quotidien pour pouvoir se projeter dans son activité professionnelle de façon dynamogéniée et constructive.

« Quand j’habitais Alger, je patientais toujours dans l’hiver parce que je savais qu’en une nuit, une seule nuit froide et pure de février, les amandiers de la vallée des Consuls se couvriraient de fleurs blanches. Je m’émerveillais de voir ensuite cette neige fragile résister à toutes les pluies et au vent de la mer. Chaque année, pourtant, elle persistait, juste ce qu’il fallait pour préparer le fruit….devant l’énormité de la partie engagée, qu’on n’oublie pas en tout cas la force de caractère. Je ne parle pas de celle qui s’accompagne sur les estrades électorales de froncement de sourcils et de menaces. Mais de celle qui résiste à tous les vents de la mer par la vertu de la blancheur et de la sève. C’est elle qui, dans l’hiver du monde, préparera le fruit. » (A. Camus)

Barbara Leverdier

Lundi 13 Octobre 2008

Vers un Management Vertueux

  

A en croire certains, l’entreprise ne serait que lieu de tensions, de stress voire de combat. La pression quotidienne, l’exigence de résultats, aurait pour conséquence d’en oublier l’importance de ces comportements et attitudes qui précédent les résultats. Revenons aux fondamentaux : 8 intentions morales doivent caractériser cet Art du Management.

Le Calme doit être mis en avant comme nécessaire pour aborder le quotidien, préparer l’avenir, résoudre des problèmes complexes.
L’entreprise agitée, fatigue, démotive et se prépare des jours difficiles. L’activisme n’est pas synonyme d’efficacité, la sérénité est nécessaire pour conduire le changement.

La Confiance en soi comme celle en autrui méritent d’être cultivée pour favoriser « sens des responsabilités et prise d’initiatives ». Accepter la réalité, créer de la confiance dans l’adversité, passent par plus de transparence, de « parler vrai » et d’assertivité.

Le Courage ne serait plus dans l’air du temps et pourtant combien de succès ont  été rencontrés sans un travail acharné, sans ce courage de dire, d’oser, de faire. Combattre les idées reçues, accepter de penser par soi même, favoriser la prise d’initiative exige du courage. Etre force de proposition le suppose également.

La Clairvoyance ou capacité à « regarder au loin » est attendue du manager car susceptible de rassurer chacun et de donner du champ, de la vision. Savoir renoncer à son passé, fuir usure et routine, accepter de penser différemment dans un monde qui change, suppose « écoute, ouverture et acuité. Tout n’est pas qu’intuition, il faut être curieux et être stimulé sur ce terrain.

La Constance, ou « saute l’habitude d’être laborieux » M. Proust est essentielle dans l’entreprise et l’exemplarité du manager en la matière, tout autant. Méfions nous de ces changements de cap brutaux qui déstabilisent autrui et décrédibilisent ceux qui en sont à l’origine.
Il faut du temps pour faire, du temps pour engranger des succès et les mots d’ordre doivent être simples et martelés pour mobiliser.

La Conviction des Hommes est à la base des Belles Histoires Humaines. Au delà de « la culture des apparences », des effets de manche,… afficher ses convictions, les susciter chez ses collaborateurs favorise cette dynamique du succès au sein de l’équipe comme au niveau de chacun.

La Conscience d’être pour soi et dans la réalité est ce qui semble le plus manquer en cette période de perte de repère. Chacun a besoin de se situer dans l’immédiat et dans l’avenir pour appréhender ce qui fait de lui « Contributeur de Valeur »

Cette 8° intention morale qui suivra les 7C, n’est autre que l’Exigence. Non pas celle portée par le chef autoritaire et qui la rend synonyme de souffrances mais bien cette ambition qui valorise l e « champion en herbe » et s’appelle reconnaissance ; Les hommes sont près à donner plus quand on le leur demande, qu’on leur en donne le sens et qu’on leur démontre de la reconnaissance.

Prenons de la hauteur, dépassons « le présent immédiat » soyons exemplaires dans cet Art du « Manager Autrement »  qui vise à consacrer plus de temps à développer ces attitudes et comportements favorables. Soyons convaincu, qu’une attitude clairvoyante, calme et courageuse, empreinte de conviction favorisera ce climat de confiance. Et puis, communiquons leur cette exigence !

Dominique Delaporte

 

Mercredi 20 Aout 2008

L’estime de soi : le postulat de la confiance en soi

    
« C’est  la relation que chacun a avec lui-même ». Le verbe estimer vient du latin « aestimare » qui signifie évaluer, « déterminer la valeur », « avoir une opinion sur » . C’est un jugement qui concerne l’identité et l’évaluation lucide que toute personne a d’elle-même pour être compétent à gérer sa vie, à être digne de respect, à être important à ses propres yeux. C’est s’accepter en dehors même de l’appréciation d’autrui. On est dans le domaine de l’équilibre intérieur.  Moins il y a d’écart entre la personne qu’on souhaite être et celle qu’on est, plus l’estime de soi est au rendez-vous. Du coup, le sentiment positif associé est ce qu’on appelle la confiance en soi.

Comment cela se traduit-il ?
C’est lié à notre enfance mais cela se travaille aussi à l’âge adulte. D’ailleurs, selon les aléas de la vie, selon les domaines, ce capital confiance peut varier. Que ce soit au niveau artistique, sportif, intellectuel, relationnel ; nous ne sommes pas tous logés à la même enseigne. Les deux notions sont donc fortement liées, interdépendantes et très utiles aux populations commerciales. Elles permettent de les propulser vers l’action, elles donnent envie de réussir et d’oser prendre des risques. Elles influencent les comportements, l’humeur, la gestion des émotions. Elles facilitent les relations interpersonnelles car elles donnent le sentiment « d’être bien dans ses baskets ».

Exemple : Lors d’une expérience faite en stage de développement personnel où il s’agit de donner la même tâche à effectuer à deux équipes, l’une constituée de personnes qui simulent avoir une basse estime de soi et l’autre avoir une haute estime de soi (il s’agit de ranger la salle préalablement mise dans un grand désordre), le résultat est tout à fait frappant. L’équipe où se manifeste une haute estime de soi effectue la tâche plus rapidement, avec une meilleure qualité du résultat, dans la joie et la bonne humeur, de surcroît !
L’autre équipe refuse parfois même de faire l’activité demandée !

Grâce à elles, le commercial fait preuve d’une plus grande souplesse comportementale, d’humour, d’un certain détachement et peut s’adapter à des clients différents, à des changements de contexte. Il peut s’auto manager et gérer l’empowerment (délégation du pouvoir) prévu par sa hiérarchie et supporter ainsi la charge de son poste. Il est ouvert, créatif, peut se remettre en question pour progresser, pour se projeter dans l’avenir et sait résoudre les difficultés rencontrées. Il est à l’écoute de ses émotions qu’elles soient de la joie ou de la tristesse. Ils les gèrent plus efficacement. Aujourd’hui, de nombreux recruteurs tentent de mesurer cela au cours de l’entretien d’embauche car les entreprises se sont aperçues qu’un manager ou un commercial à haute estime de soi a plus de chance de réussir et d’avoir des résultats plus probants.

Exemple : Marc est directeur commercial. Il a un leadership plus efficace dans la prise de décision ; il ne se justifie pas, il assume ses responsabilités sereinement. Il a une grande capacité à avoir une vision réaliste sur le long terme. Il motive et engage ses équipes à ses côtés, il les aide à gérer les situations de changement qu’elles peuvent rencontrer en interne ou sur leurs marchés. Il crée un esprit d’équipe, c’est une ambiance d’estime mutuelle qui règne dans son service. Chacun peut s’exprimer librement, donner son avis. Un objectif commun clairement exprimé permet à chacun de collaborer et de trouver sa place. Marc génère des équipes à fort rendement en accompagnant, au quotidien, ses commerciaux dans le développement de l’estime de soi pour que chacun donne le meilleur de lui-même.
 
Michel Cathala

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